En ce début février, l’ambiance reste électrique sur les marchés. Le risque géopolitique continue d’alimenter des mouvements brusques sur les marchés financiers, et on le voit très bien sur les valeurs refuges : l’or et l’argent ont enchaîné des hausses inédites avant de décrocher dans la foulée. 

Par exemple, fin janvier, l’argent a marqué en une seule séance une baisse de 30 %. Des mouvements historiques qui témoignent de changements majeurs sur les marchés, les investisseurs souhaitent réduire l’exposition aux actifs risqués

Dans ce contexte, Bitcoin n’échappe pas aux secousses. Après une chute marquée en fin de semaine et un retour de la volatilité, le marché cherche un point d’équilibre, pris entre l’évolution du dollar et les annonces politiques américaines autour de l’Iran. 

Un conflit entre les deux pays pourrait déclencher une cascade négatives d’évènements sur les marchés, notamment une accélération à la baisse du roi des cryptos, comme cela fut le cas lors de l’attaque menée par la Russie contre l’Ukraine.

Capitalisation totale et dominance : un marché qui se resserre autour de Bitcoin

La capitalisation totale du marché crypto est sortie de sa zone de latéralisation, retrouve une direction précise. Cela faisait plusieurs semaines que le marché peine à reprendre les 3 000 dollars, avec une latéralisation qui perdurait trop longtemps, tel que vous l’aviez constaté lors de nos précédentes analyses.

Notons toutefois que cela n’est pas forcément un mauvais signe : dans les périodes incertaines, le marché a souvent besoin de digérer avant de repartir à la hausse. Mais cela se fait rarement de la bonne manière, laissant sous-entendre dans les semaines à venir de nouvelles périodes de liquidations des leviers.

Ce qui ressort surtout, c’est la dominance du roi des cryptomonnaies : elle reste élevée, autour de 60 %, ce qui traduit un réflexe intéressant : quand la visibilité des intervenants est réduite, la liquidité se concentre sur l’actif le plus suivi et le plus simple à arbitrer.

Cependant, cela perdure depuis de nombreux mois, ce qui est la conséquence d’un marché qui gagne en maturité, qui attire des institutionnels, ce qui resserre la liquidité disponible pour les altcoins, et en conséquent, débouche sur une baisse d’une très large majorité des actifs de l’écosystème.

Bitcoin : les fondamentaux évoluent mais le cours reste en difficulté

Sur le plan fondamental, Bitcoin continue de jouer son rôle de repère pour le marché crypto. Mais à court terme, ce sont surtout les facteurs macroéconomiques et politiques qui prennent la main.

D’abord, le dollar : sur les graphiques, force est de constater que l’actif est en difficulté. Après que le DXI ait stabilisé sous les 100 points, une cassure de la zone de latéralisation a eu lieu avec un bref passage sous les 96 points à la fin janvier. Sous résistance actuellement, les prochaines semaines seront déterminantes pour la dynamique du dollar sur 2026.

Par ailleurs, avec la nomination de Kevin Warsh à la tête de la Réserve fédérale américaine, annoncée par Donald Trump, cela a eu un effet bien au-delà des marchés traditionnels. Elle a contribué à bousculer les métaux précieux et, par ricochet, à tendre l’ensemble des actifs sensibles à un potentiel resserrement de la politique monétaire de la FED. En effet, Warsh n’est pas un profil orienté vers les taux bas.

Avec les liquidations qui se sont multipliées et les événements macroéconomiques, bitcoin est frappé de plein fouet. Chutant pour la première depuis avril 2025 sous les 80 000 dollars, il se rapproche dangereusement du seuil des 73 800 dollars, le dernier niveau avant un potentiel retour vers les 60 000 dollars.

Toutefois, cela n’empêche pas les acteurs traditionnels, notamment Strategy, d’accumuler du BTC. Bien que cela ne protège pas le marché de nouvelles baisses, l’optimisme à long terme reste d’actualité. Avec la baisse actuelle, une première exposition devient attractive sur bitcoin.

Jurgen

Jeune passionné des marchés financiers et particulièrement du monde de la cryptomonnaie, l'analyse technique et l'apprentissage font partie de ma routine pour créer du contenu abordable à tous.